Vendredi 16 décembre 2005
Un petite pause en image et en chanson pour decouvrir Uluru et ses alentours.

Bon Voyage

REGARDER LA VIDEO
Telechargement en 5mn en haut debit
Par Benjamin & Maelle - Publié dans : Australie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 8 décembre 2005

 

Je mâchouille mon embouchoir, mon corps comme parcouru par un courant électrique fait des soubresauts incontrôlés, c'est qu'il fait pas chaud dans l'eau. Accroché à mon fil relié aux flotteurs du catamaran, j'aperçois les prémices de la barrière de corail. Je respire sous l'eau ; je suis nerveux mais ça va.

La plongée m'a toujours attiré. Tous les dimanches à 17 heures juste avant qu'Olivier regarde Stade 2, émission qui incarnait à mes yeux toute la déprime de fin de week-end, je passais une heure sur Antenne 2 avec Cousteau à explorer les fonds marins. J'en voulais encore au vieux Jacques d'avoir voulu m'entuber quelques années plutôt avec ses fiches à 5 Francs qui avaient failli nous en coûter 20 fois plus, mais comme Wes Anderson j'éprouvais en regardant ses documentaires l'envie d'enfiler un bonnet rouge et des palmes pour partir à la chasse aux requins imaginaires dissimulés dans les abysses de la vie aquatique. Avec un tel enthousiasme on peut comprendre ma déception face à mon incapacité à m'adapter au monde marin, lors de ma première plongée 15 ans plus tard. Incapable de me stabiliser correctement, je passais mon temps à racler le fond marin, et inspirais en permanence pour récupérer de l'air qui ne me semblait pas arriver en quantité suffisante. Malgré tout, ce voyage sous-marin dans les eaux des Antilles de la réserve Cousteau avait été comme vivre un rêve les yeux ouverts.

Aujourd'hui dans les eaux encore fraîches (23°) de la mer de Corail, je suis un plus à l'aise. Je tiens mon fil et regarde l'instructeur gigoter comme un mime devant mes yeux. Je me tourne sur la gauche pour faire un signe à Maëlle accrochée à côté de moi et me retrouve à regarder dans le blanc d'un oeil beaucoup plus poissonneux que ceux auxquels je suis habitué. Un énorme poisson triangulaire de 50 cm de côté s'est glissé entre nous, avec sa compagne ils sont venus jouer avec nos bulles ; très sociables, ils se laissent même caresser leurs flancs jaunes et noirs. Ces apparitions aquatiques en forme de biscuits apéritifs géants sont le meilleur des anti-stress, suivant les instructions je me décroche du fil et doucement à la manière d'un cosmonaute, je me lance dans l'espace liquide. En état d'apesanteur, je me déplace dans les 3 dimensions à la suite de nos 2 poissons pilotes qui me guident à travers les récifs. D'autres créatures se joignent à la fête, elles nous observent de leurs petits yeux avec une curiosité vite étanchée puis s'en retournent à leurs occupations. Je plane entre les montagnes de corail coloré comme un avion au ralenti entre les falaises d'un canyon. Je lève les yeux pour voir le soleil sombre remuer à la surface de l'eau et aperçois Maëlle passer comme une éclipse. Elle m’indique de son bras quelque chose en dessous de moi. Je me retourne pour voir passer la carapace marbrée d'une tortue. Plus habile et plus noble que sa cousine terrestre, elle se déplace avec la tranquillité de celle qui connaît la sagesse. Nous nageons à ses côtés suffisamment longtemps pour contempler les dessins tracés sur son dos comme des tatouages aborigènes, puis comme figés par une frontière invisible, nous nous arrêtons pour la regarder doucement disparaître dans l'horizon bleu profond de son monde marin.

Par Benjamin & Maelle - Publié dans : Australie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 3 décembre 2005

 

Mon ANZAC cookie tombe la tête à l’envers sur un comptoir qui n’a pas souvent dû connaître la caresse de l’éponge, le biscuit n’a pas le temps de se remettre de sa chute que la serveuse le saisit de sa pince huileuse avant de l’envoyer valdinguer dans mon assiette. Une nuit d’avion aura suffit à faire disparaître les gestes délicats et les formules de politesse, l’amour du service s’est tout simplement dissout dans l’océan Pacifique qui sépare le Japon de l’Australie. Nous sommes à l’aéroport de Cairns de l’autre côté de l’équateur, la tête à l’envers comme mon cookie et le bruit sec du gâteau tombant sur la porcelaine sonne comme un bienvenue dans un autre monde.

“What can I do you for you, darling ?
- On voudrait juste un billet pour la navette qui va au centre ville
- 8 box each…lovely, thank you. Paul should take you at 7 or 7:30. Cheers ! "

Depuis les fenêtres du van de Paul qui est arrivé à 7h30 nous découvrons la ville de Cairns et ses rues perpendiculaires bordées de constructions aux allures de boites à chaussures. Dans la rue, pour s’occuper de la chaussée, les playmobils ont laissé place à des costauds en shorts et chaussettes remontées jusqu’au genou avec un chapeau du bush en guise de casque. Dans leur petite tenue marron, les employés de la ville s’attaquent en cette matinée ensoleillée à rendre la ville plus belle. Paul, ses lunettes de soleil et son sourire nous déposent avec nos affaires devant une maison victorienne au bois peint en couleurs vives. Nous nous séparons avec un « good day, mate » et tirons nos sacs gavés d’achats nippons vers notre backpacker. A l’entrée, pas de petits chaussons ni de courbettes, mais de la peau bronzée et du cheveux blond en quantité. La jeunesse du monde entier venue sous les latitudes australiennes pour goûter aux plages et au soleil émerge doucement de son sommeil et se balade dans le jardin pelé, le bol de corn flakes à la main. Epuisés par notre vol de nuit, nous gagnons notre petite chambre aux rideaux violets. Nous tirons les tentures plus très fraîches et passons notre tête par l’ouverture de la fenêtre. Notre regard est absorbé par un ciel qui est ici plus grand qu’ailleurs. De magnifiques nuages s’étirent dans l’immensité bleue où nos yeux jouent en liberté au delà de l’horizon. Ils ont comme seul obstacle, des montagnes couchées crânement de tout leur long à une distance infinie.

 

 

 

Par Benjamin - Publié dans : Australie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 25 novembre 2005

Semaine du 10 au 16 octobre

  Lundi 10/10

Rough Guide nous aprend que à quelques kms de Kyoto se situe une des région les plus réputées du Japon pour ses thés verts. Toujours à la recherche de sujet pour isaveurs, nous partons à la pèche aux informations auprès de l'office de tourisme du Kansai. Une jeune femme s'active au téléphone pour nous trouver un moyen de visiter les plantations de thé. C'est jour férié et tous les établissements officiels sont fermés, elle nous propose alors de rencontrer une de ses amies qui tient un salon de thé. Avant de retrouver Yoshié à la Mélangée, nous continuons notre découverte de la ville en allant cette fois vers l'Est. Cette région est très riche de temples et de petites maisons traditionnelles. Depuis le très imposant Kyomizu Dera, construits sur d'immenses pilliers de bois, nous remontons vers le nord en direction de Chion In, puis empruntons le chemin des philosophes pour une charmante promenade le long d'une petite rivière, jusqu'à arriver au Ginkaku Ji. Après avoir passé un étonnant jardin zen, nous profitons d'une jolie vue sur la ville au coucher de soleil du haut d'une petite butte plantée d'arbres et de mousse.
La Mélangée est une boutique de thés qui s'adresse surtout aux professionnels et aux passionnés. Yoshié, sa propriétaire, nous initie aux différents thés de la région. Le temps passe vite, presque 20h, il est temps pour nous de partir et de laisser Yoshié et ses employées fermer la boutique, quand elle nous propose de nous faire découvrir un restaurant spécialisé dans les plats à base de thé. Heureux de pouvoir prolonger cette étonnante rencontre, nous n'hésitons pas une seconde à l'accompagner pour le dîner. A la fin de cette charmante soirée, notre planning se retrouve complètement changé, nous prolongeons notre séjour à Kyoto de deux jours pour nous permettre d'apprendre de nouvelles recettes et de partir visiter les plantations de thé de Uji. - photos

  Mardi 11/10

Le train nous dépose au Sud de la ville, au pied du temple Fujimi Inari. Après avoir jeté un oeil distrait sur les bâtiments abritant des représentations de dieux Shinto, nous pénètrons dans un couloir de Toris. Chaque arche laquée de rouge porte un message caligraphié en noir, choisi par la famille qui l'a fait poser. Nous passons sous une centaine de toris avant de comprendre que ce tunnel nous entraine pour une boucle de plusieurs kilomètres à travers la forêt. A la fois un peu parésseux et pressés par le temps, nous renonçons à faire tout le parcours et rebroussons chemin pour nous rendre à Pontocho, où nous attendent Yoshié et Nagatake Shunzo son ami restaurateur. Yoshié n'est pas seule quand nous arrivons, à sa table est assise la jeune femme de l'office du tourisme qui nous avait aidé quelques jours plus tôt. Nous sommes contents de pouvoir la remercier pour ses bons conseils. Yoshié, pas très sûre de son anglais, a demandé de l'aide à son amie pour nous servir d'interprête pendant la réalistation des recettes. Si Shunzo est assez réticent à nous donner ses recettes dans le détail, il n'est pas avare et nous régale toute l'après midi de glaces et de thé. Nous sommes au bord de la crise de foie quand nous quittons son restaurant.

  Mercredi 12/10

Nous sommes dans la voiture Cube de Yoshié en direction du village de Wazuka. Ken, l’agent de voyage est avec nous dans la voiture, c’est l’interprète du jour. Une petite heure passe entre silence et phrases de politesse, avant que nous apercevions un champs de thé, le premier que je n’ai jamais vu de ma vie en tout cas que j’ai conscience de voir. Le thé de la même famille que le camélia est une plante d’allure plutôt commune, il ressemble dans cette région à un buis court sur patte taillé en demi sphère. La Cube enchaîne maintenant les tournants d’une route de montagne étroite. Le thé est partout autour de nous, les alignements de plantes basses plantées en longue rangées parallèles évoquent un paysage de la vallée du Rhône passé à la couleur verte. Arrivés à Wazuka, nous sommes reçus comme des officiels par un quinquagénaire qui nous est présenté comme le responsable de la communication du thé de la région, il voudrait que nous l’aidions à faire connaître Wazuka comme le Saint-Émilion du Thé Vert. Il n’est pas seul à nous attendre, dans son bureau. La télévision locale a dépêché son représentant qui la caméra vissée sur l’œil, nous remercie par avance de l’excuser des quelques modestes images qu’il va faire de nous. A en juger le matériel, il est probable que nous ayons à faire tout à la fois au cameraman, preneur de son, monteur et directeur d’antenne de la chaîne ce qui a tout pour plaire aux journalistes du dimanche que nous sommes.
Nos hôtes nous offrent d’abord un matcha (thé vert en poudre utilisé pour les cérémonies) en s’excusant de la simplicité du service ce à quoi nous répondons que parfois la bonne franquette vaut bien une belle cérémonie. On nous projette ensuite une petite vidéo sur le thé en japonais avec traduction simultanée par Ken avant de nous conduire chez une spécialiste de la préparation du thé qui nous enseigne les principes d’une bonne infusion, cela va de la quantité par tasse au choix de la température de l’eau. A petits pas, nous pénétrons depuis deux jours dans un univers dont les codes nous apparaissent aussi compliqués que ceux du monde du vin. Passion du produit et plaisir du goût poussé au raffinement réunissent ces deux breuvages que l’on dit complémentaires. Paraît-il qu’un pays produisant des grands vins ne fournira pas de bon thé et réciproquement, on dirait que Quelqu’un là-haut n’a pas voulu mettre tous ses œufs dans le même panier.
La pause déjeuner nous emmène chez un restaurateur qui est revenu de ces congés pour nous préparer un petit quelque chose. Au fur et à mesure des bouchées, l’atmosphère se détend dans notre petit groupe, les silences se font plus rares et les rires plus fréquents. Les tempuras avalées nous voilà tous les 6, Yoshié, Ken, le responsable de la communication, Maëlle, moi et notre indécrottable cameraman-monteur-directeur-d’antenne en pleine balade digestive dans les champs de thé, sur les hauteurs de Wazuka. Pendant que le cameraman et le responsable de la communication comme des gamins à la chasse au trésor, fouillent les bois pour mettre la main sur des cèpes (dont le prix peut atteindre 10 000 yens), nous flânons sur les chemins comme des promeneurs du dimanche embrassant du regard la vallée et ses champs de thé d’un vert éblouissant. On dit les Japonais stressés et débordés, mais ils ne sont pas moins de 4 en cette après-midi ensoleillée à nous accompagner à la découverte du thé. Peut-être parce que pour eux, il est aussi naturel de profiter des rares récréations qu’offre le travail (c’est le cas de nos chasseurs de cèpes) que de consacrer comme l’ont fait Yoshié et Ken une journée entière de congé à faire plaisir à des inconnus. - photos

  Jeudi 13/10

Kanazawa, où nous sommes arrivés la veille au soir en bus, est une ville calme et c'est sous un beau ciel bleu que nous découvrons son Château perché sur des hauts murs de pierres et entouré d'un grand parc. Juste de l'autre côté de la route se trouve l'un des jardins les plus rénomés du Japon, le Kenrobuen. Ce grand parc est une sorte de patchwork de petits paysages où il est agréable de s'assoir dans l'un ou l'autre de ses jardins et de profiter selon les saisons de la floraison des pruniers ou des érables rougissants. - photos

  Vendredi 14/10

Volant à droite, boîte automatique et GPS qui s’exprime en japonais. Je suis à l’aise, pas de problème, on peut s’en aller explorer la péninsule de Noto, petit auriculaire de terre qui s’étend au nord de Kanazawa.Un bruit de plastic broyé, une pluie de verre qui entre par la fenêtre ouverte, c’est pas la peine de regarder, le frisson qui me parcourt le dos m’a déjà tout dit. Malgré l’évidence une pensée caresse mon esprit dans le sens des neurones et lui susurre des mensonges agréables, on peut revenir en arrière, faire contrôle-Z, annuler la manœuvre… mais c’est inutile je sais que le rétro privé de miroir, pend sur le côté comme un membre mort et que plus rien ne pourra le sauver ni lui ni la caution. Il ne m’aura pas fallu plus de 30 km pour régler le sort au rétro gauche, on peut imaginer des journées qui commencent un peu moins mal. Heureusement elle se continue un peu mieux, la côte japonaise a dans cette région des faux airs de Bretagne avec en arrière pays des paysages alpins. Le déjeuner acheté chez Lawson est avalé en contemplant des rizières plongeant dans la mer et nous retournons grâce à notre GPS nippon vers Kanazawa où nous laissons à nos loueurs notre véhicule mutilé et un petit tas de yens en compensation. Train pour Nagano. Nous aimons le train local pour son ambiance, les trajets courts, ses petits prix, ses gares au milieu de ce qui nous semble être nul part et pour sa flexibilité. Nagano attendra, nous nous arrêtons pour cause d’heure tardive à Naotesu petite ville qui n’apparaît pas sur notre carte. Sous la pluie, tournée de ces business-hôtels qui entourent comme toujours les gares, crochet par une ou deux rues interlopes pour finir dans un charmant hôtel traditionnel japonais trouvé grâce à l’aide d’un chauffeur de taxi. Une petit onde de wifi parvenue à éviter les gouttes passe par notre fenêtre apportant dans notre chambre juste ce qu’il faut d’Internet. Assis sur des tatamis, vêtus de yukatas nous laissons un message sur le site de SothyGary partis en exil au Canada. - photos

  Samedi 15/10

Sous une pluie fine, sans nos parapluies oubliés à Kyoto, nous nous rendons à Obuse depuis Nagano, où nous avons posé nos sac à dos dans un immense et vieux Ryokan. Nous sommes venus à Obuse pour nous régaler les papilles de marrons et de sobas, et nous en mettre plein les yeux avec les peintures d'Hokusai et des jardins fleuris des maisons du village. Recommandés par Yoshié auprès du directeur de l'usine XXX, nous avons la chance de pouvoir visiter toute la chaîne de production de leur excellente crème de marron. Le directeur, un petit homme aux cheveux gris, est très pressé et c'est au pas de course qu'il nous fait découvrir son secret de fabrication, sans pour autant oublier de nous faire tester et de goûter lui même les marrons à chaque stade de leur transformation. Dans les allées réservées à l'emballage nous rencontrons Mr le Sous-directeur, également petit frère de notre guide. C'est en nous régalant d'un Montblanc, que les deux frères nous parle de la saga de leur entreprise familiale transmise depuis 8 générations par le père à son fils aîné. Nous avons été frappé d’entendre dans la conversation le jeune frère appeler son aîné Président : au Japon, travailler en famille n’adoucit pas les règles strictes qui régissent les rapports de hiérarchie, on maintient ses distances même quand on pose ensemble pour une photo. - photos

  Dimanche 16/10

Nous quittons notre lit douillet pour un bus qui nous conduit à Okousha sur les hauteurs de Nagano. Alors que nous nous pelotonnons sur les banquettes du bus en jettant de temps à autre des regards inquiets au panneau fixé au dessus du chauffeur qui indique à chaque nouvel arrêt le montant de la course, dehors le froid et les nuages gris nous rappellent que l'hiver approche. Les rayons du soleil tamisés par la brume enveloppent les bois d'une lumière cotonneuse, au loin émerge du brouillard la porte du temple, elle dissimule une longue allée de cèdres rouges centenaires qui conduit les fidèles jusqu'au lieu de culte. Le bus nous a déposé en pleine forêt à l'entrée d'un sentier que nous parcourons avec des couples ou des familles qui comme les Français aiment profiter du dimanche pour prendre le vert. Nous passons toute la matinée sur les chemins pour finir par échouer sur les rives d'un lac à la surface incendiée par le reflet des feuilles jaunes et rouges des érables. Tout ce que la région compte de photographes ou de peintres est venu immortaliser ce paysage de calendrier des postes. C'est sur cette note automnale que s'achève notre périple nippon. Une fois le curry de notre hôtesse de Nagano avalé, il ne nous reste plus qu'à regagner Tokyo à saluer Adrien à peine débarqué d'Aix-en-Provence (il ne connaît pas encore sa chance), à envoyer nos 15 kilos de bagages supplémentaires par la poste et à faire nos adieux très provisoires à Antoine et Gentiane qui nous ont ouvert les portes du Japon avec tant d'enthousiasme. - photos



Faites un petit détour par nos dernières photos...
Cuisine Kawaï Inclassable



Je veux revoir les photos du Japon, je clique ici !


Par Benjamin & Maelle - Publié dans : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus